L’Informateur
Mai 2004

 



* Salon du Livre à Eu (France), 14 mai 2004 :
L’Informateur, article du 19 mai 2004 : « Livresque des sens au 7e Salon du Livre de la ville d’Eu »
 

« Avec une cinquantaine d’auteurs, le salon du livre 2004 fut, de l’avis des organisateurs, une belle manifestation. Les têtes d’affiche Francis Perrin, Gonzague Saint-Bris et Diane de France se sont entretenus avec leurs lecteurs avec beaucoup de simplicité. D’autres auteurs, moins célèbres mais tout aussi amènes, étaient néanmoins à découvrir.

“Monsieur Perrin, je voulais vous féliciter pour votre carrière”, “Princesse, j’avais beaucoup d’admiration pour votre mère, la Comtesse de Paris”, tels étaient les propos que l’on pouvait entendre dans les allées du salon du livre samedi après-midi. Rassemblé sous un chapiteau, une quarantaine d’auteurs présentaient leurs écrits. Mais ce qui les motivait plus encore était cette rencontre avec le public, qu’il soit lecteur ou non de leurs ouvrages.

Dans ce rôle Francis Perrin peut recevoir les honneurs. Affable, le comédien qui venait présenter son autobiographie “Mon Panthéon est décousu” a fait preuve d’une grande courtoisie à l’égard des visiteurs. Pourtant fatigué par une saison au théâtre tout juste achevée, il avait un mot gentil pour chacune des personnes qui venait à sa rencontre. “Mon Panthéon est décousu” est son premier livre grand public, déjà auteur de pièces, il avait répondu à une demande des Editions du Rocher. Il a, comme tant d’autres auteurs avant lui, été pris par la fièvre de l’écriture. Il travaille actuellement sur un roman dont le thème est la lassitude. Entre deux dédicaces, le comédien se replongeait dans ses notes, le livre doit être achevé pour le mois de juillet.

Écrivain par hasard

A deux pas de lui, Michelle Sapori, attend tranquillement et toute souriante. C’est sa première participation à un salon du livre. Cette ancienne de Radio France, “non pas comme journaliste mais comme chercheur de pubs” est devenu écrivain par hasard. “J’étais en congé parental et j’ai voulu m’occuper l’esprit. J’ai trouvé le nom de Rose Bertin dans une note de bas de page et j’ai voulu en savoir plus”. De fil en aiguille, elle a réuni une somme impressionnante de documents sur cette ancêtre des grands couturiers français, la costumière des dames de la cour de Louis XVI. Édité par l’Institut de la Mode Française, son ouvrage est un best-seller déjà épuisé. “Les fanatiques de la Reine Antoinette, ce que je ne suis pas, se sont rués sur le livre. Je ne m’explique toujours pas ce succès”. Contaminée également par la soif d’écrire, l’historienne “malgré elle” travaille actuellement sur les bijoux au XVIIIe siècle.

Côté jeunesse, les auteurs ont également attiré toute l’attention d’un public qui s’est souvent déplacé en famille. Katherine Quenot mais aussi Benoît Marchon, auteur, et Michel Backes, illustrateurs des ”P’tits bouts” ont fait sensation. D’une part parce que les textes sont sympathiques à lire mais aussi parce que les ouvrages achetés étaient agrémentés d’un beau croquis à l’aquarelle ou au feutre. Le matin, les scolaires étaient venus sur le salon et comme le remarquaient très justement des auteurs “c’est important de leur montrer que ceux qui écrivent ne sont pas tous morts...”

Grâce à l’appel des têtes d’affiche la 7e édition du salon du livre a franchi une nouvelle étape en accueillant un public plus nombreux dans ses allées. A noter enfin qu’en mettant en place plusieurs conférences dans la salle du carrosse, les organisateurs ont lié transmissions orale et écrite. Une facette du salon qui sera à renouveler.

Vivement 2005 que l’on découvre ce que nous réserve le 8e salon du livre! »

Reportage reproduit avec laimable autorisation de la rédaction du journal.

 

 

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