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Avec une
cinquantaine d’auteurs, le salon du livre 2004 fut, de l’avis
des organisateurs, une belle manifestation. Les têtes
d’affiche Francis Perrin, Gonzague Saint-Bris et Diane de
France se sont entretenus avec leurs lecteurs avec beaucoup de
simplicité. D’autres auteurs, moins célèbres mais tout aussi
amènes, étaient néanmoins à découvrir.
“Monsieur
Perrin, je voulais vous féliciter pour votre carrière”,
“Princesse, j’avais beaucoup d’admiration pour votre mère, la
Comtesse de Paris”, tels étaient les propos que l’on pouvait
entendre dans les allées du salon du livre samedi après-midi.
Rassemblé sous un chapiteau, une quarantaine d’auteurs
présentaient leurs écrits. Mais ce qui les motivait plus
encore était cette rencontre avec le public, qu’il soit
lecteur ou non de leurs ouvrages.
Dans ce rôle
Francis Perrin peut recevoir les honneurs. Affable, le
comédien qui venait présenter son autobiographie “Mon Panthéon
est décousu” a fait preuve d’une grande courtoisie à l’égard
des visiteurs. Pourtant fatigué par une saison au théâtre tout
juste achevée, il avait un mot gentil pour chacune des
personnes qui venait à sa rencontre. “Mon Panthéon est
décousu” est son premier livre grand public, déjà auteur de
pièces, il avait répondu à une demande des Editions du Rocher.
Il a, comme tant d’autres auteurs avant lui, été pris par la
fièvre de l’écriture. Il travaille actuellement sur un roman
dont le thème est la lassitude. Entre deux dédicaces, le
comédien se replongeait dans ses notes, le livre doit être
achevé pour le mois de juillet.
Écrivain par
hasard
A deux pas de
lui, Michelle Sapori, attend tranquillement et toute
souriante. C’est sa première participation à un salon du
livre. Cette ancienne de Radio France, “non pas comme
journaliste mais comme chercheur de pubs” est devenu écrivain
par hasard. “J’étais en congé parental et j’ai voulu m’occuper
l’esprit. J’ai trouvé le nom de Rose Bertin dans une note de
bas de page et j’ai voulu en savoir plus”. De fil en aiguille,
elle a réuni une somme impressionnante de documents sur cette
ancêtre des grands couturiers français, la costumière des
dames de la cour de Louis XVI. Édité par l’Institut de la Mode
Française, son ouvrage est un best-seller déjà épuisé. “Les
fanatiques de la Reine Antoinette, ce que je ne suis pas, se
sont rués sur le livre. Je ne m’explique toujours pas ce
succès”. Contaminée également par la soif d’écrire,
l’historienne “malgré elle” travaille actuellement sur les
bijoux au XVIIIe siècle.
Côté jeunesse,
les auteurs ont également attiré toute l’attention d’un public
qui s’est souvent déplacé en famille. Katherine Quenot mais
aussi Benoît Marchon, auteur, et Michel Backes, illustrateurs
des ”P’tits bouts” ont fait sensation. D’une part parce que
les textes sont sympathiques à lire mais aussi parce que les
ouvrages achetés étaient agrémentés d’un beau croquis à
l’aquarelle ou au feutre. Le matin, les scolaires étaient
venus sur le salon et comme le remarquaient très justement des
auteurs “c’est important de leur montrer que ceux qui écrivent
ne sont pas tous morts...”
Grâce à l’appel
des têtes d’affiche la 7e édition du salon du livre a franchi
une nouvelle étape en accueillant un public plus nombreux dans
ses allées. A noter enfin qu’en mettant en place plusieurs
conférences dans la salle du carrosse, les organisateurs ont
lié transmissions orale et écrite. Une facette du salon qui
sera à renouveler.
Vivement 2005
que l’on découvre ce que nous réserve le 8e salon du livre!
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