PRISONNIERS DE L’ENFER VERT

LES ANECDOTES


1. Une longue attente pour une naissance particulière
Avant 1985, j’avais déjà plusieurs écrits à mon actif. Mais surtout deux d’entre eux correspondaient exactement à ce que j’avais envie de rédiger, de créer. Un jour, je pense que je les reprendrai pour les finaliser le mieux possible.
En tout cas, ils m’ont permis d’acquérir davantage certaines bases d’écriture que j’allais développer plus tard, au fur et à mesure de mon expérience dans cet art. En 1985, en voyant un film, cela m’a donné une idée de départ pour un roman. J’ai développé mon intrigue sur différents niveaux et j’ai commencé à écrire mon livre en décembre de cette même année. C’était la première fois que je mettais aussi autant de personnages en scène, autant d’épisodes, l’évolution de l’histoire était également différente. Un thème que j’avais déjà exploré, et qui allait devenir récurrent dans mes romans -les relations humaines- était repris d’une autre façon, car il concernait beaucoup plus de protagonistes cette fois.
Prisonniers de l’Enfer Vert est le roman sur lequel j’ai le plus travaillé, dont il a existé le plus grand nombre de versions: 1 manuscrite en 1985 et 3 qui furent dactylographiées (1990, 1993 et 1999). Quand je reprends mes premiers textes, la différence est flagrante, tant au niveau du récit que de mon style qui a subi un virage à 380° depuis mes débuts.


2. L'origine de ce roman
Dans mes remerciements figurant sur la page d'accueil, figure Richard Widmark. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il est à l'origine de ce roman. Cinéphile, j'apprécie surtout les films des années 30 à 1970. Vers 1984, "La Dernière Caravane" fut diffusé à la télévision française. Le synopsis de ce western tourné en 1956 par Delmer Daves dans l'Arizona aux Etats-Unis: au 19e siècle, un homme blanc, recherché par la police, sauve les membres d'une caravane attaquée par les Apaches. Il les aidera à quitter le territoire indien. Richard Widmark, grand acteur américain que j'appréciais déjà, décédé le 24 mars 2008, interprétait le rôle principal. Son jeu m'avait marqué, tout comme l'intrigue.
L'histoire de cet homme accusé d'un meurtre, ses compagnons dubitatifs quant à son aide et ses motivations, cet environnement hostile (la nature et les Indiens): l'ensemble me plaisait. Je l'ai repris à mon compte en l'adaptant suivant ma volonté, suivant de part et d'autre des idées, des points de vue que je voulais exprimer.