PIÈGES

LE MANUSCRIT ORIGINAL


Quand j’écris un roman, les phrases viennent toujours très vite dans mon esprit. A ce niveau premier de la rédaction, il est donc difficile de prêter attention à tout, aussi bien au fond qu’à la forme. C’est après que le travail le plus ardu arrive... du moins, pour moi. Au fur et à mesure de l’avancement de mon livre, je corrige ce qui a été écrit précédemment jusqu’à ce que je sois satisfaite de chaque ligne. Toutefois, comme il est indispensable d’avoir une vue d'ensemble, je dois réaliser cette relecture maintes fois. Et puis, entre chaque vérification, un mot rebelle et/ou une difficulté particulière ont eu le chic de se glisser ici et là. Ce qui oblige encore plus à relire sans cesse.
Ces étapes sont parmi les plus longues, les moins palpitantes dans un sens car la création n’est plus pure: elle est retravaillée. Cependant, c’est à ce moment-là que j’obtiens l’idée enfin parfaitement exprimée, le terme le plus juste. En résumé, le roman prend réellement sa forme la plus significative. On ne porte plus en soi un écrit: on le rend définitif dans son intégralité, du premier mot de la première page à l’ultime mot de l’ultime page... Un long travail de plusieurs mois mais, au final, passionnant car j’atteins un bonheur absolu... Celui d’avoir créé une histoire et donner vie à des personnages, mes propres personnages.
Alors effectivement, je pourrai me dire: «Voilà, mon livre est enfin achevé!». Et non!!! Car, plus tard, lorsque je relis mes pages imprimées, je pense qu’un terme pourrait être remplacé, une idée formulée autrement. Le hic est que, dans ce cas, un roman ne sera jamais fini. Un jour, il faut savoir s’arrêter de contrôler... pour quelque temps.
Une fois prise ma décision de publier Pièges, j’ai repris mon manuscrit original; toutes ces pages imprimées que j’évoquais ci-dessus. A partir de là, j’ai recommencé un travail de vérification, de relecture approfondie. J’ai changé des phrases entières, corrigé certaines fautes, supprimé des mots, remplacé d’autres. Une fois, j’ai même interverti un paragraphe. En relisant la page, ce changement de place me semblait plus adéquat.

Aujourd’hui, j’ai souhaité vous montrer cette première version écrite en 1996. Pour le roman publié, il s’agit des pages 63, 64 et 65 correspondant aux pages originales 61 et 62. Vous allez ainsi avoir un aperçu de ce fameux travail de correction. Toutes mes annotations ne seront peut-être pas très lisibles, d’autant plus que j’écris relativement mal, je le reconnais. Toutefois, cela vous donnera un aperçu du manuscrit original... Avant de vous laisser le découvrir, j’ajoute une dernière précision. Une fois après avoir modifié mon texte sur mon ordinateur, j’ai encore rectifié cette nouvelle version bien des fois... jusqu’à ce que le texte devienne ce qu’il est actuellement. Pour moi, il s’agit d’une page assez chargée en rectifications. Pourtant, ce n’est pas la pire. D’autres pages ont subi des changements beaucoup plus importants!!!

Cliquez sur la miniature afin d’obtenir cette photo. Vous y verrez les fameuses modifications pour ces pages!:)

Manuscrit original

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