PIÈGES

LES ANECDOTES


1. Chapitre 1: Vancouver: «une sirène d’alarme récalcitrante» ou quand la fiction rejoint la réalité (premier épisode)
Dans ce chapitre, page 14, Marion entend brusquement la sirène d’incendie de l’hôtel. Le lecteur ou lectrice imagine déjà dans quel état psychologique notre héroïne se trouve: elle n’est pas venue à Vancouver en simple touriste. Elle est par conséquent plutôt très stressée. Et une alarme n’est pas faite pour rassurer chacun et, encore moins, celle pour un incendie. Alors, quand Marion apprend qu’il s’agit d’une erreur technique, on peut deviner son soulagement et sa colère contre une montée d’adrénaline dont elle se serait bien dispensée...
Or, or... j’ai moi-même vécu cette «drôle de» situation: celle d’une erreur technique qui a fait déclencher l’alarme d’incendie... En 1995, le lendemain de mon arrivée à Vancouver où j’allais y passer mes vacances! En soi, l’idéal pour débuter un séjour bien tranquille… Plus tard, lorsque j’ai commencé à travailler sur Pièges, je me suis souvenue de cet instant et... je n’ai pas pu m’empêcher de l’insérer dans l’histoire...
Comme quoi, quelquefois, un auteur n’a pas besoin d’aller bien loin pour dénicher une idée...:)


2. Une rédaction sur les lieux mêmes
L’une des questions que l’on me pose fréquemment est «où écrivez-vous?». En fait, j’ai la chance de pouvoir écrire n’importe où: devant mon ordinateur, dans une pièce quelconque, dans le train, l’avion... C’est ainsi que les lignes de mes romans ont vu le jour au gré de mes promenades, chez moi ou ailleurs.
Cependant, Pièges est, à ce jour, le seul de mes livres dont une partie a été rédigée sur les lieux mêmes de l’action. Je l’avais commencé avant mes vacances en 1996. Aussi, quand je suis partie, j’ai emmené un bloc de papier afin de poursuivre mon écrit. Car même durant mes congés, je n’aurais pas pu me priver de ma passion: totalement impossible!
Je me souviens encore d’avoir écrit dans l’avion entre Paris et San Francisco. C’est aussi une sensation étrange que celle d’écrire à quelques milliers de mètres de là, dans les airs. Puis, dans la journée, je me consacrais à la visite des sites. Mais, le soir, dans ma chambre d’hôtel, je reprenais mon activité favorite et j’écrivais. Quand j’ai emprunté le train, le «Canadian» entre Vancouver et Toronto (près de 4400 Km, 3 jours complets de voyage), le jour, je contemplais de magnifiques paysages et, vers 18h00, quand la lumière extérieure tombait, je prenais mon carnet et j’écrivais plusieurs pages. D’ailleurs, arrivée à Toronto, j’ai dû m’acheter un nouveau bloc! A Montréal, j’ai continué, écrivant même jusqu’à 3 heures du matin... Quand l’inspiration est là...:)
En rentrant en France, il ne me restait plus qu’à... tout dactylographier! De longues heures de travail en perspective... mais agréables, non?:)


3. La rencontre à North Vancouver?: «un clin d’œil à une série TV»
Souvenez-vous... Dans le chapitre 2, Marion a rendez-vous avec Philip pour le dîner. Le restaurant se trouve à North Vancouver. Pourquoi ce lieu?... Comme beaucoup parmi vous, j’avais découvert la série X-Files. J’avais aussi appris qu’elle se tournait à Vancouver, et plus, précisément aux North Shore Studios à North Vancouver. En 1996, j’ai profité d’une après-midi pour m’y rendre. L’entrée était interdite mais j’ai pu voir les bâtiments et le quartier. Plus tard, lorsque j’ai cherché un quartier où pouvait être le restaurant, j’ai repensé à cette demi-journée... Et le tour était joué...
Oh! Les séries TV ne m’inspirent pas uniquement! Pour en être convaincu(e), lisez l’article suivant:


4. Souvenir d’un instant paisible
Quand, après sa rencontre avec Philip, Bridget Bentler et Wang Li, Marion déjeune au Stanley Park, sur la plage, son pied posé sur un tronc, j’ai à nouveau puisé dans mes propres souvenirs de vacances. C’est sur cette même plage de sable, à ce même endroit que j’ai pris mon hot-dog: le site était magnifique.
Des émotions diverses étaient alors venues en moi:
- la sérénité: j’étais dans une ville que j’adorais.
- l’excitation: qu’allais-je découvrir encore de nouveau?

et des idées liées:
- à la géographie: de ce site, le Pacifique s’étend au loin, vers d’autres contrées à explorer, au nom prestigieux, symbole d’aventures comme l’Alaska, le Détroit de Béring, l’Asie, l’Australie...
- à l’histoire: les premiers habitants, les émigrants, le départ pour la ruée vers l’or, les débuts de la construction du chemin de fer pour relier l’est...
Ce moment que savoure Marion est une prolongation écrite et définitive d’un bonheur éprouvé et ancré en moi pour toujours.


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