LÉGENDES

LE MANUSCRIT ORIGINAL


Ce que j’avais noté pour Pièges reste valable pour «Légendes»::)

Quand j’écris un roman, les phrases viennent toujours très vite dans mon esprit. A ce niveau premier de la rédaction, il est donc difficile de prêter attention à tout, aussi bien au fond qu’à la forme. C’est après que le travail le plus ardu arrive... du moins, pour moi. Au fur et à mesure de l’avancement de mon livre, je corrige ce qui a été écrit précédemment jusqu’à ce que je sois satisfaite de chaque ligne. Toutefois, comme il est indispensable d’avoir une vue d'ensemble, je dois réaliser cette relecture maintes fois. Et puis, entre chaque vérification, un mot rebelle et/ou une difficulté particulière ont eu le chic de se glisser ici et là. Ce qui oblige encore plus à relire sans cesse.
Ces étapes sont parmi les plus longues, les moins palpitantes dans un sens puisque la création n’est plus pure: elle est retravaillée. Cependant, c’est à ce moment-là que j’obtiens l’idée enfin parfaitement exprimée, le terme le plus juste. En résumé, le roman prend réellement sa forme la plus significative. On ne porte plus en soi un écrit: on le rend définitif dans son intégralité, du premier mot de la première page à l’ultime mot de l’ultime page... Un long travail de plusieurs mois mais, au final, passionnant parce que j’atteins un bonheur absolu... Celui d’avoir créé une histoire et donner vie à des personnages, mes propres personnages.
Alors effectivement, je pourrai me dire: «Voilà, mon livre est enfin achevé!». Non!!! Car, plus tard, lorsque je relis mes pages imprimées, je pense qu’un terme pourrait être remplacé, une idée formulée autrement. Le hic est que, dans ce cas, un roman ne sera jamais fini. Un jour, il faut savoir s’arrêter de contrôler... pour quelque temps.
Une fois prise ma décision de publier Légendes, j’ai repris mon manuscrit original; toutes ces pages imprimées que j’évoquais ci-dessus. A partir de là, j’ai recommencé un travail de vérification, de relecture approfondie. J’ai changé des phrases entières, corrigé certaines fautes, supprimé des mots, remplacé d’autres. Plus d’une fois, j’ai interverti un paragraphe. En relisant la page, ce changement de place me semblait plus adéquat. Aujourd’hui, prenons la page 22 comme exemple. Initialement, elle correspondait à la page 15 de mon manuscrit. Entre la première version et la dernière, que de modifications ont été apportées! Et encore, il n’y a pas eu que ces trois versions. Vous n’avez là qu’un bref aperçu du travail réalisé lors des relectures pour cette page: au fil du temps, elle a clairement évolué. Et, aujourd’hui, comparez-la avec celle figurant dans le livre que vous tenez à la main, vous y verrez encore quelques changements... Alors, amusez-vous à les trouver si vous le voulez!!!

Pour voir tous les détails, cliquez sur la miniature concernée:
Version originale
Version3

La version 2
Version2

La version 3
version3
Et vous tenez donc entre les mains la version... définitive...:)


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